Des marchés dans l’attente …

Posté le 22 juin 2016

Blog Bernard - 27.10

Une très grande prudence est de mise et les propos, aussi bien de Janet Yellen que de Mario Draghi, vont dans le même sens.

L’incertitude

L’un comme l’autre a mis en évidence le risque que ferait peser le Brexit sur l’économie mondiale. « L’incertitude reste grande et les risques baissiers sont encore importants en raison d’une situation de l’économie mondiale qui reste fragile et des évolutions géopolitiques » a ainsi déclaré Mario Draghi.

Janet Yellen devant le Sénat n’a pas dit autre chose et elle ne peut mesurer, pour le moment, l’impact qu’aurait un Brexit sur l’économie américaine.

Mais elle est à bien dû reconnaitre que « le rythme d’amélioration du marché du travail semble avoir ralenti plus récemment, suggérant que notre approche prudente reste appropriée ».

Dans ce contexte, les responsables de la FED voient toujours deux hausses de taux en 2016, trois en 2017 et trois également en 2018. Soit un rythme de hausse moindre que précédemment anticipé et surtout nettement moindre que lors des périodes précédentes. La normalisation des taux se fera de façon lente et graduelle pour ne pas heurter les marchés et la croissance.

En résumé, ce référendum, Cioran aurait pu y appliquer sa réflexion « les événements, – tumeurs du Temps … ».

Confiance malgré tout

Malgré ce climat d’incertitude, l’indice ZEW en Allemagne a fortement progressé à 19.2 contre 6.4. Les investisseurs sont confiants dans la résilience de l’économie allemande même si le contexte mondial demeure incertain.

graphe20160622

Cet indice a permis aux bourses européennes de terminer sur une note positive et de consolider ainsi la forte hausse de la veille.

Inflation en recul

Pour la première fois en un an, l’inflation au Brésil est passée sous les 9 % à 8.98 %. Le recul d’un mois à l’autre est assez sensible étant donné que le taux d’inflation venait de 9.62 %, comme le montre le graphique.

graphe20160622b

Mais nous sommes encore loin de l’objectif de 4.5 % de la banque centrale, et cela relance l’espoir de voir cette dernière un peu assouplir son taux qui se situe à 14.25 %.

De baisse de taux il en est question aussi en Argentine où la banque centrale a réduit de 0.75 % son taux pour le ramener à 31.5 %. Il faut dire que l’économie argentine commence tout doucement à se redresser et qu’elle pourrait renouer avec la croissance en 2017.

tableaux20160622