Le risque du Brexit s’accentue

Posté le 16 juin 2016

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Mais où diable les taux d’intérêt vont-ils s’arrêter ?

La prudence de la FED

« Nous sommes assez incertains pour ce qui est de savoir où se dirigent les taux à plus long terme » a déclaré Janet Yellen.

Même si le scénario de deux hausses de taux est encore maintenu, la FED fait preuve d’une extrême prudence. Au lieu d’une croissance de 2.2 % en 2016, elle table sur une croissance de seulement 2 % et pour 2017 également au lieu de 2.1 %.

La prudence reste de mise pour la FED et les propos haussiers sur les taux sont plus prudents. Avec comme conséquence, une baisse significative des taux aux États unis comme le reflète l’évolution du rendement du treasury 2 ans.

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La prudence est telle que la FED a même révisé à la baisse son taux à long terme à 3 % au lieu de 3.25 %.

Ces propos n’ont évidemment rien de très rassurant et le Dow Jones a clôturé dans le rouge.

Le Nikkei

Ce dernier est aussi dans le rouge, vif même avec un recul de -3.05% ce matin.

En cause, bien évidemment les propos de la FED mais aussi après le statu quo de la BOJ.

La forte hausse du yen, voir graphique de la parité en USD/JPY, a encore accentué la pression sur le Nikkei. Et surtout le fait que la BOJ a revu légèrement à la baisse ses prévisions d’inflation a encore accentué la pression sur la bourse japonaise.

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Le facteur de tension

Mais l’élément essentiel, qui justifie la dégringolade des bourses et des taux et la prudence des banques centrales, est bien évidemment le risque de Brexit.

Comme le montre le graphique, la tendance s’est inversée ces derniers jours ce qui explique le chaos que connaissent les marchés financiers depuis.

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En cas de Brexit, il faut s’attendre à une baisse des taux en Grande-Bretagne et donc une accentuation du mouvement de baisse des taux longs sur l’ensemble des marchés.

Car la BOE devra réagir rapidement et n’hésitera pas à baisser ses taux en urgence. Surtout qu’en plus du risque économique, les marchés devront très certainement devoir faire face à la démission de Cameron et à une période d’incertitude politique. Cela sera tout sauf un « chaos calme ». Et même si José Saramago a écrit que « le chaos est un ordre à déchiffrer », nous avons bien du mal à comprendre ce qui a poussé Cameron a provoquer cette situation.

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