La BCE garde son credo

Posté le 3 juin 2016

iStock_000067979273_XXXLarge

La révision à la hausse des prévisions d’inflation par la BCE prête un peu à sourire.

La BCE

Pour 2016, au lieu de 0.1 %, elle table sur … 0.2 %. Et elle a confirmé le taux de 1.3 % en 2017 et 1.6 % en 2018.

Cela n’étonnera donc personne que Mario Draghi maintienne son credo d’une période très longue avec des taux bas et certainement au-delà de la période d’achat d’actifs.

D’autant plus que les prix à la production ont reculé à nouveau de -0.3 %, soit sur un an un recul de -4.4 %. C’est toujours à cause de l’impact des prix de l’énergie, car hors énergie ils ont progressé de 0.1 %, mais sur un an ils ont quand même reculé de -1.2 %.

graphe20160603

Le dollar en hausse

En martelant son credo, Mario Draghi a aussi voulu maintenir la pression sur l’euro et éviter de voir ce dernier se renforcer.

Et pour le moment, il est aidé par la tendance qui demeure à la hausse pour le dollar, soutenu par la perspective de hausse de taux.

Après l’annonce par ADP de la création de 173.000 emplois dans le secteur privé, les chiffres de ce vendredi devraient être bons. Le taux de chômage est attendu à 4.9 % contre 5 %, et les créations d’emploi sont escomptées à 164.000 contre 160.000.

graphe20160603b

Le marché de l’emploi est donc bien dans une situation de plein emploi ce qui justifie pleinement le resserrement monétaire graduel aux États-Unis.

Mais il faudra attendra

Mais cette hausse n’interviendra pas en juin vu le risque que fait peser le référendum en Grande-Bretagne sur l’ensemble de la sphère financière. Et le dernier sondage ayant donné une nette avance en faveur du Brexit a provoqué un recul sensible du sterling et a ravivé les craintes d’une période d’incertitude jusqu’au 23 juin.

Pas d’accord sur le pétrole

Malgré l’absence d’accord et de volonté de plafonner la production à la réunion de l’OPEP, le prix du baril est légèrement à la hausse.

Mais clairement, il semble que ses membres ne veulent pas augmenter leur production et l’on assiste à un gel théorique de la production qui permet au marché de se stabiliser. Il est aidé en cela par une diminution des stocks aux États-Unis et aussi par une demande un peu plus forte venant de la Chine et de l’Inde.

tableaux20160603