Le contexte économique demeure incertain

Posté le 17 mai 2016
View of a large petrochemical facility at dusk

View of a large petrochemical facility at dusk

Ce n’est pas la publication des derniers indicateurs économiques ces derniers jours qui va simplifier les choses, bien au contraire.

Résumons

D’abord, l’économie chinoise ne doit pas craindre un atterrissage brutal, mais les derniers indicateurs ne confirment pas non plus la stabilisation de l’économie.

La production industrielle a progressé de 6 % en rythme annuel contre 6.8 %, les ventes de détail sont en hausse de 10.1 % contre 10.5 %, et les investissements ont augmenté de 10.5 % contre 10.7 %.

Ce recul des investissements est sans doute l’indicateur le plus inquiétant, car il préjuge d’un ralentissement futur de l’activité et d’un manque de volonté des banques de vouloir prêter. Il faut dire aussi que la problématique des créances douteuses commence à inquiéter sérieusement les autorités chinoises et freine sans doute en partie les investissements.

Ensuite, aux États-Unis, le débat sur la hausse des taux a été relancé après la publication des chiffres des ventes de détail. Hors automobile et alimentation, elles ont progressé de 0.9 % contre 0.2 %, dépassant ainsi toutes les espérances. Il faut maintenant que les autres chiffres confirment cette tendance.

La production industrielle est attendue en hausse de 0.3 % contre un recul de -0.6 %, les capacités industrielles devraient se situer à 75 % contre 74.8 %. Pour autant, pas de hausse de l’inflation avec un taux d’inflation de base prévu à 2.1 % contre 2.2 %.

Et en Allemagne, malgré la faiblesse de l’inflation, la croissance a été supérieure aux estimations. Cette dernière a été de 0.7 % contre 0.3 % pour le dernier trimestre 2015. Cette croissance a cependant été surtout soutenue par la construction et la consommation intérieure et également par les dépenses publiques.

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Et l’accord obtenu par le syndicat IG Metall sur une hausse en deux temps des salaires de 4.8 % devrait encore renforcer la consommation. Mais, l’inflation ne redécolle pas et se situe à -0.3 %.

Hausse du prix du baril

Le prix du baril a entamé une hausse assez sensible et se situe à son niveau le plus élevé depuis 6 mois (voir graphique du cours du Brent et du WTI). Un certain rééquilibrage du marché se fait sentir avec une diminution de la production au Canada et au Nigeria.

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La perspective dans les mois qui viennent de voir ce rééquilibrage se poursuivre devrait entrainer une légère hausse du prix du baril et donc diminuer les tensions sur le secteur manufacturier aux États-Unis, entre autres.

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