Croissance au premier trimestre, mais faible

Posté le 29 avril 2016

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La déception concernant le statu quo de la BOJ continue de provoquer une forte hausse du yen.

Le yen

Comme le montre le graphique, le yen est à son niveau le plus haut depuis 18 mois par rapport au dollar. Et heureusement que le Nikkei est fermé ce matin, car sinon il prendrait de plein fouet cette nouvelle hausse du yen.

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Si le support de 106.60 venait à être percé, le yen pourrait filer vers le niveau des 105 et entrainer inéluctablement une intervention de la BOJ. Il faut dire aussi que le dollar s’est infléchi à la baisse par rapport à toutes les devises après la réunion de la FED.

La croissance aux États-Unis

Mais il s’est aussi infléchi après la publication du chiffre du PIB au premier trimestre. En effet, ce dernier est inférieur aux prévisions avec un taux de 0.5 % contre 1.4 % le trimestre précédent, soit son niveau le plus faible depuis le premier trimestre 2014.

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Cette faible croissance est la conséquence d’une baisse de la consommation des ménages, qui n’a augmenté que de 1.9 % en données annualisées contre une hausse de 2.4 % le trimestre précédent. Mais également à cause de la fermeté du dollar qui pénalise les exportations. Sur la période de juin 2014 à décembre 2015, le dollar s’est renforcé de 20 % par rapport aux devises des principaux partenaires commerciaux des États-Unis. Et depuis le début de cette année, il ne s’est affaibli que de 2.6 % par rapport à ces mêmes devises.

Combiné à ce chiffre d’une faible croissance, l’inflation devrait rester en deçà de l’objectif de la FED avec la publication attendue du Core Personal Consumption Expenditure à 1.7 %. Tous les éléments donnent à penser que la hausse des taux en juin de la part de la FED sera très peu probable.

Inflation en zone euro

À propos de la faiblesse de l’inflation, en Allemagne, sur un an le taux d’inflation est retombé à -0.1 % contre 0.1 %. Ce chiffre est évidemment décevant et les anticipations concernant l’inflation en zone euro le sont tout autant.

L’inflation en zone euro est attendue en recul de -0.1 % contre 0 % sur un an, et l’inflation de base, hors alimentation et énergie, à 0.9 % contre 1 %. Les mesures de la BCE ont certes empêché de voir la zone euro tomber en déflation, mais elles ne parviennent pas pour autant à inverser la tendance.

Lente érosion de la confiance

J’évoquais hier le recul de la croissance en Grande-Bretagne, affectée en partie par le risque de Brexit. L’indice GfK, qui mesure le moral des consommateurs et des affaires est tombé à son niveau le plus bas depuis décembre 2014 à -3 contre 0 en mars, reflet de ces craintes liées au risque de Brexit.

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