Pas de tendance sur les marchés

Posté le 25 avril 2016

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Il ne faudra pas attendre grand-chose de neuf cette semaine et une certaine monotonie s’installe. Au menu, toujours la faiblesse des indicateurs en Europe, pas de gel de la production de pétrole et statu quo de la FED.

Faiblesse des indicateurs en Europe

Les indices PMI ont, une nouvelle fois, démontré la faiblesse de la croissance en zone euro avec un indice composite à 53 contre 53.1. Pour l’Allemagne, l’indice composite est revenu à son niveau le plus bas depuis 9 mois. Ce qui n’augure aucune hausse de l’indice IFO, qui est publié ce matin, et qui est d’ailleurs attendu inchangé à 113.8.

En France, par contre, et contrairement à l’Allemagne, l’indice des services a progressé alors que celui de l’industrie est tombé à son niveau le plus bas depuis 9 mois.

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Pas de gel de la production de pétrole

L’Iran a confirmé son intention de ne pas réduire sa production, mais au contraire d’augmenter cette dernière pour retrouver le niveau d’avant les sanctions. La conséquence est évidemment un petit recul du prix du baril.

Statu quo de la FED

La FED se réunit ce mardi et mercredi et devrait bien évidemment laisser ses taux inchangés. La seule question qui demeure est de savoir si Janet Yellen va modifier son diagnostic et préparer les marchés à une prochaine hausse de taux en juin.

Pour le moment, cette hausse de taux est estimée à 20 % de probabilité et le sentiment qui domine est que la FED ne veut pas prendre le moindre risque et se montrera extrêmement prudente dans ses propos.

À côté de ces trois éléments qui expliquent qu’une certaine monotonie s’installe, on pourrait encore ajouter le Brexit, les difficultés permanentes du Japon et les taux négatifs.

Le Brexit

Alors que les indicateurs économiques montrent que le risque du Brexit pèse sur l’économie anglaise, le sterling s’est renforcé en passant de 0.8050 à 0.7790 par rapport à l’euro en moins d’un mois. Manifestement, le marché ne croit pas au scénario du pire et se montre très confiant.

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Faut-il y voir un signe du recul des investissements, mais le nombre de chômeurs a augmenté en Grande-Bretagne de 21.000, première hausse observée depuis la mi-2015. Dans le même temps, les salaires n’ont augmenté que de 1.8 % sur 3 mois contre 2.1 % la période précédente.

Et conséquence de ces chiffres sur la consommation, au mois de mars, les ventes de détail ont reculé de -1.3 %.

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