Faire preuve de patience en zone euro

Posté le 22 avril 2016

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Le constat de Mario Draghi n’a nullement surpris et la perspective d’une longue période de taux bas non plus.

Le bilan de la BCE

Mario Draghi s’est surtout employé à défendre son action et l’indépendance de la BCE face aux critiques des Allemands. « Nos politiques fonctionnent. Elles sont efficaces. Donnez-leur simplement du temps de démontrer tous leurs effets » a ainsi déclaré Mario Draghi.

Mais vu le contexte général et les incertitudes qui continuent de planer sur l’économie de la zone euro, la BCE va garder ses taux bas « pour une période prolongée ». Cependant, la BCE ne devrait pas prendre de nouvelles mesures même si le taux d’inflation dans 5 ans pour 5 ans stagne à 1.40 %.

Si l’euro, dans un premier temps, s’est raffermi dans la perspective d’une longue période sans nouvelles mesures de la BCE, il est revenu, dans un deuxième temps, à son niveau initial.

Les indicateurs PMI qui vont être publiés ce matin en zone euro devraient être totalement stables et confirmer une croissance, mais une croissance atone. Ainsi, l’indice PMI composite pour la zone euro est attendu à 53.2 contre 53.1.

Recul de l’indice PMI au Japon

Une première estimation de l’indice PMI manufacturier au Japon donne une chute sensible à 48 contre 49.1 à cause du tremblement de terre qui a frappé la région de Kumamoto.

Le Nikkei parvient quand même à se maintenir et alors même que le titre Mitsubishi Corp a littéralement dévissé  (voir graphique) à cause d’un scandale au moteur truqué.

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Hausse attendue aux États-Unis

Par contre, aux États-Unis, l’indice PMI manufacturier est attendu en hausse à 52 contre 51.5, preuve que le secteur manufacturier continue de se redresser. Même si le secteur de l’énergie continue de subir une sérieuse purge avec un nouveau dépôt de bilan, celui de la société SunEdison active dans l’énergie solaire.

Mais en faisant abstraction de ce secteur, l’économie américaine continue de bien performer et le marché de l’emploi confirme sa très bonne tenue. Pour preuve, les inscriptions hebdomadaires au chômage (voir graphique) ont reculé de 6.000 personnes et sont tombées à leur niveau le plus bas depuis novembre 1973.

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