Croissance anémique en zone euro

Posté le 5 avril 2016

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Le chômage continue de refluer en zone euro, mais le reflux reste faible.

Chiffres en zone euro

Le taux de chômage s’est inscrit à 10.3 % contre 10.4 %, soit son niveau le plus bas depuis août 2011. Mais comme le montre le graphe, les disparités au sein de la zone euro sont énormes.

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Et malgré une tendance baissière, le taux de chômage a augmenté en Autriche, en Lettonie et en Finlande.

Autre indicateur, mais moins positif, les prix à la production ont reculé d’un mois à l’autre de -0.7 % dans la zone euro, soit un recul sur un an de -4.2 %. Ce chiffre montre bien la tendance baissière que l’on observe de l’inflation en zone euro. Même si ce recul d’un mois à l’autre est évidemment la conséquence d’une baisse du prix de l’énergie, ce chiffre démontre la nécessité pour la BCE de maintenir ses mesures.

La croissance en zone euro devrait donc rester anémique en ce début d’année, et les indices de confiance reflètent clairement cette impression. L’indice PMI manufacturier en Espagne est attendu à 54.5 contre 54.1, en Italie à 54 contre 53.8, et en zone euro l’indice composite à 53.7 inchangé. Sans être mauvais, ces indices n’en demeurent pas moins sans élan et sans grande reprise.

D’ailleurs, l’indice Sentix, qui mesure le moral des investisseurs en zone euro, n’a que légèrement progressé à 5.7 contre 5.5. Et pour couronner le tout, les ventes de détail en zone euro sont attendues inchangées contre une hausse de 0.4 % le mois passé.

Rechute des prix des matières premières

Nouveau coup de mou sur le marché des matières premières avec en première ligne une nouvelle chute du prix du baril.

Deux facteurs explicatifs à ce nouveau recul, la faible probabilité d’un accord entre pays producteurs lors de la réunion de Doha, et le recul des commandes à l’industrie aux États-Unis (-1.7% en février).

Il apparait en effet, que les principaux pays producteurs de pétrole se sont empressés d’augmenter leur production ces derniers mois pour obtenir un niveau élevé de production avant le gel de ce dernier.

Le Nikkei encore dans le rouge

Le Nikkei continue de s’enfoncer dans le rouge et affiche ce matin un recul de plus de 15 % depuis le début de l’année. L’absence d’une reprise intérieure sans inflation montre que les mesures décidées par le gouvernement n’ont eu pratiquement aucun effet.

Autre facteur pénalisant, la hausse du yen par rapport au dollar, comme le montre le graphe, pénalise fortement les exportations. Et ce matin, l’accentuation du mouvement sur le yen entraine le Nikkei à la baisse avec une chute de plus de 2 %.

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