Toujours pas de tendance précise sur les marchés

Posté le 4 avril 2016
stock chart on virtual screen, close up

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Les chiffres du chômage aux Etats-Unis n’ont pas déçu avec des indicateurs très positifs.

Chômage aux Etats-Unis

Les créations d’emploi sont ressorties au-dessus des 200.000 avec 215.000 (ligne rouge dans le graphe). Le taux de chômage a légèrement progressé à 5% contre 4.9%, mais cette hausse est surtout le reflet de la dynamique du marché de l’emploi qui incite les demandeurs d’emploi à revenir s’inscrire au chômage.

Preuve de cette dynamique, le taux d’emploi est passé de 62.4% à 63% (ligne bleu), soit son niveau le plus élevé depuis 2 ans et qui montre clairement une inversion de tendance.

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Et dernier indicateur positif, le salaire horaire moyen a augmenté de 0.3%, soit une hausse sur un an de 2.3% contre 2.2%.

Ces chiffres d’une part confortent le fait que le risque de récession aux Etats-Unis s’est complètement dissipé. Mais d’autre part, relancent le débat sur le timing de la hausse des taux de la part de la FED.

Il faut bien reconnaitre que les propos rassurants de Janet Yellen n’ont pas été suivis par certains autres membres de la FED et qu’une certaine cacophonie continue de régner, situation que les marchés boursiers détestent par-dessus tout.

Salaire minimum

J’évoquais vendredi la décision bien réelle de la Grande-Bretagne d’augmenter le salaire minimum de 7.5% à 9.20 euros. Si cette information n’avait rien d’un poisson d’avril, en revanche, la décision de la Commission européenne de fixer un salaire minimum européen que devront appliquer tous les Etats de l’UE d’ici 2020 était bien un poisson d’avril.

Mais alors que l’on évoque le fait que la BCE pourrait appliquer la « politique hélicoptère », politique qui consisterait à distribuer directement aux ménages européens un chèque plutôt que d’octroyer des prêts aux banques, un ajustement graduel des salaires minimum serait peut-être plus pertinent.

Cet ajustement permettrait d’une part de réduire les inégalités et d’autre part de soutenir la demande intérieure, demande intérieure qui compenserait alors le recul des exportations.

A propos de la Grande-Bretagne, le sterling est de nouveau sous pression après la publication d’un sondage qui donne le Brexit gagnant (43% contre 39%) et il se traite à 0.80 par rapport à l’euro.

Le pétrole

Nouveau plongeon du prix du baril alors que doit bientôt se tenir la réunion entre les pays producteurs de pétrole à Doha. Mais l’annonce d’une hausse de 0.30% de la production en Russie à 10.91 millions de barils par jour, soit son niveau le plus haut depuis 30 ans, a douché les espoirs d’un accord.

Cette rechute du prix du baril a pesé sur les rendements obligataires, en particulier aux Etats-Unis et annulé l’effet haussier qu’auraient pu entrainer les chiffres du chômage.

Devises en hausse

Comme le montre le graphe, deux devises se sont sensiblement renforcées par rapport au dollar ces derniers jours, en orange le réal brésilien et en vert le rand sud-africain. Dans les deux cas, les marchés tablent sur une destitution du président ce qui serait perçu comme un signal très positif pour l’économie.

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