La semaine américaine …

Posté le 29 mars 2016

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Les indices aux États-Unis se révèlent tous pratiquement positifs.

Indices aux États-Unis

Vendredi, le chiffre de croissance au quatrième trimestre a été revu à la hausse à 1.4 % contre 1 % et contre 0.7 % en toute première estimation. Cette révision est essentiellement la conséquence d’une révision des dépenses de consommation, qui ont augmenté de 2.4 % contre 2 %.

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Cette révision confirme que ce sont toujours les dépenses de consommation qui tirent la croissance et que le risque de récession est définitivement écarté.

Après cette révision, le chiffre des dépenses de consommation pour février a confirmé la tendance et s’est affiché en hausse de 0.2 %.

Pour autant, la FED ne va pas se précipiter pour augmenter ses taux même si d’autres indicateurs devraient confirmer la bonne tenue de l’économie américaine. Le point d’orgue sera évidemment la publication des chiffres du chômage vendredi avec 200.000 créations d’emploi escomptées contre 240.000.

La FED ne se pressera pas, car à côté des bonnes nouvelles entre autres sur le marché immobilier avec une hausse attendue de 5.9 % du prix moyen des maisons sur un an et une hausse de l’indice de confiance des consommateurs à 94 contre 92.2, d’autres éléments plaident pour la mesure.

D’abord, pas de forte poussée inflationniste avec un indice PCE qui a connu une légère hausse de 0.1 % pour l’indice hors alimentation et énergie, soit un taux annuel de 1.7 %. Avec un objectif de 2 %, la FED a donc encore de la marge de manœuvre avant de devoir agir.

Et d’autre part, parce que les bénéfices des entreprises ont baissé de -8.4 % en chiffre annuel sur le dernier trimestre. Sur un an, le recul a été de -5.1 %, soit la plus forte baisse depuis 2008. Deux facteurs expliquent essentiellement cette chute, la fermeté du dollar et le recul du prix de l’énergie.

Sursaut au Japon

On mesure bien l’importance de la consommation intérieure pour l’économie américaine, elle qui représente les deux tiers de l’activité économique aux États-Unis. Mais cette consommation intérieure est aussi essentielle pour des économies comme le Japon.

Et alors qu’elle avait marqué le pas, ces dépenses de consommation ont connu une hausse de 1.2 % sur un an. Mais les ventes de détail ont par contre lourdement reculé de -2.3 % sur un mois, soit une hausse de 0.5 % sur un an contre 1.6 % estimé.

Ce dernier chiffre montre la fragilité de l’économie japonaise, économie qui va devoir encore absorber une nouvelle hausse de la TVA l’année prochaine comme l’a confirmé le premier ministre, hausse qui devrait intervenir sauf en cas de grave événement.

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