Hausse des taux en vue mais sans précipitation

Posté le 17 mars 2016

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De fait, une hausse de taux n’a pas eu lieu hier soir de la part de la FED.

Le message de la FED

« Le comité a jugé qu’il était prudent de maintenir notre position lors de cette réunion » a déclaré Janet Yellen. Ce constat a été établi, car la FED estime que l’inflation devrait rester basse cette année et en tenant compte de l’évolution de l’économie mondiale.

À côté de ce message de prudence, la FED a clairement laissé entendre qu’elle procèdera à deux hausses de taux cette année, hausse qui « reflète les prévisions de croissance mondiale et un certain resserrement des conditions de crédit ».

Cette prudence de la FED se reflète aussi dans ses prévisions avec une croissance attendue à 2.2 % contre 2.4 % en 2016 et un taux d’inflation à 1.2 % contre 1.6 %.

Il est intéressant d’observer qu’avant le message de la FED, l’inflation de base s’est affichée en hausse de 2.3 % sur un an, soit son taux le plus élevé depuis mai 2012. Comme le montre le graphe, il y a un écart sensible entre l’inflation de base et le Core PCE, mais c’est ce dernier qui sert de référence à la FED pour définir le niveau de l’inflation.

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Pour revenir aux prévisions de la FED, elle table sur un taux de chômage à 4.7 % d’ici la fin de l’année et son objectif de taux à long terme a été ramené de 3.5 % à 3.3 %.

La bourse américaine a salué cette perspective de hausse de taux dans le courant de l’année alors que les rendements obligataires se tassaient légèrement. Mais le mouvement le plus spectaculaire a été la baisse du dollar par rapport à l’euro avec un niveau de 1.1220.

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Déception au Japon

Nouvelle déception au Japon avec un recul de -4 % sur un an des exportations, soit le cinquième mois en recul. Le rebond de 5.1 % des exportations vers la Chine, la première hausse depuis 7 mois, n’a pas empêché un recul de -6.1 % vers la zone asiatique.

Encore deux réunions de banques centrales

La Banque Nationale suisse se réunit ce jeudi et devrait laisser ses taux inchangés et donc en territoire totalement négatif.

La banque d’Angleterre se réunit également ce jeudi et devrait également garder ses taux inchangés. Mais le contexte est plus que délicat pour cette dernière avec le risque de Brexit qui pèse sur la devise et des révisions à la baisse pour la croissance.

En présentant son budget, le Chancelier de l’Échiquier, Osbome, a d’ailleurs reconnu les risques qui pèsent sur l’économie anglaise comme les turbulences financières, la faiblesse de la productivité et le risque du Brexit.

Dans ce contexte, le gouvernement table sur une croissance de 2 % cette année contre 2.4 % et de 2.2 % en 2017 contre 2.5 % précédemment.

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