L’infléchissement nous guette

Posté le 9 mars 2016

blog-graphe-chomage

Les indicateurs composites de l’OCDE sont de bons indices de la tendance.

Le tableau résume bien la situation mondiale avec un léger  infléchissement de la croissance attendu en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

graphe20160309

Si la Chine semble marquer une certaine stabilisation, en revanche, la Russie et le Brésil continuent de s’enfoncer.

La Chine fait douter

Si l’indicateur pour la Chine semble se stabiliser, les chiffres du commerce extérieur publiés hier ont fait douter de cette stabilisation. Les bourses n’ont pas apprécié ce fort recul des exportations, et le mouvement a été accentué par le recul du prix du baril.

Même la hausse de 3.3 % des commandes à l’industrie en Allemagne, le meilleur chiffre depuis septembre 2009, n’a pas réussi à inverser la tendance.

Brexit

Même si la tension sur le sterling est retombée d’un cran, le débat fait rage et le gouverneur de la banque d’Angleterre est venu rappeler les risques à court terme que ferait courir un Brexit. Sans prendre position, il estime que l’impact négatif sera nettement plus conséquent pour la Grande-Bretagne que pour l’UE.

Dans ce contexte, la BOE ne devrait pas bouger à ses taux et le marché ne table pas sur une hausse de taux avant 2017. Mais le contexte global marqué par des signes d’infléchissement, comme l’a souligné l’OCDE, pourrait inciter la BOE à devoir baisser ses taux et mettre en place un nouveau programme d’assouplissement quantitatif. Cette possibilité a été évoquée pour la première fois par un membre de la BOE.

Et l’évolution du différentiel de taux entre le treasury 10 ans et l’obligation anglaise à 10 ans reflète bien cette tendance à la baisse sur les taux en Grande-Bretagne.

graphe20160309b

Le Japon n’échappe pas non plus

Il n’échappe pas à l’infléchissement et un report de la hausse de la TVA de 8 % à 10 % devient de plus en plus probable, même si la décision définitive n’a pas encore été prise.

Mais la faiblesse de la demande intérieure, qui a pesé sur la croissance au dernier trimestre, ne montre pas de signe d’amélioration. Et l’indice de confiance des consommateurs est tombé à 40.1, soit à son niveau le plus faible depuis janvier 2015.

tableaux20160309