Où il est encore question de plongeon

Posté le 20 janvier 2016

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Véritable plongeon de la livre sterling, surtout par rapport au dollar.

Pression sur le sterling

La livre sterling a connu une forte pression à la baisse avec un niveau de 0.7740 par rapport à l’euro (ligne verte dans le graphe, échelle de gauche), mais surtout par rapport au dollar (ligne bleue, échelle de droite). Par rapport au dollar, le sterling est tombé à son niveau le plus bas depuis mars 2009.

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Ce mouvement s’explique par la poursuite de la baisse du prix du baril, qui affecte durement les pays producteurs, l’absence d’inflation conséquence de cette baisse, mais surtout le sentiment que la banque centrale ne va pas remonter ses taux de sitôt. Et une petite phrase du gouverneur de la banque d’Angleterre, hier, a accéléré le mouvement. Ce dernier a en effet déclaré ; « on a changé d’année et, à mon avis, la décision s’est imposée : ce n’est pas encore le moment, de relever les taux d’intérêt ».

Même si le taux d’inflation de base a augmenté à 1.4 %, il reste bien en deçà de l’objectif de la banque d’Angleterre et clairement aussi le risque du Brexit commence tout doucement à peser sur le sterling.

Plongeon du Nikkei

Le Nikkei a clôturé sur un plongeon de -3.71 %, pénalisé par la nouvelle chute du prix du baril, la fermeté du yen et des indices de confiance en recul. Si le secteur des services affiche une hausse, en revanche l’indice de l’industrie manufacturière est en recul à 6 contre 9 ce qui est lié au ralentissement en Chine.

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Il faut dire que le plongeon du prix du baril est devenu le véritable baromètre des marchés boursiers et que le prix du brut du Texas a atteint son niveau le plus bas depuis septembre 2003.

Révisions du FMI

Ce contexte particulier a incité le FMI (pour en savoir plus sur le rôle du FMI http://moneystore.be/2015/divers/quest-fmi-rle) à revoir ses prévisions à la baisse pour la croissance mondiale à 3.4 % contre 3.6 %. Si les révisions concernant les pays industrialisés sont à la marge, par contre pour la Russie il table sur une récession de -1 % contre -0.6 % et pour le Brésil de -3.5 % contre -1 %.

Il pointe les risques suivants liés au processus d’ajustement en cours ; un ralentissement plus net de l’économie chinoise, une appréciation plus forte du billet vert, une soudaine poussée de l’aversion pour le risque à l’échelle mondiale et une escalade des tensions géopolitiques actuelles. La volatilité n’est pas prête de se calmer.

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