L’industrie manufacturière souffre

Posté le 14 janvier 2016
View of a large petrochemical facility at dusk

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Le recul de la production en zone euro met une nouvelle fois en évidence l’impact de la baisse du prix du baril

La production en recul

La production industrielle en zone euro a reculé de -0.7 % d’un mois à l’autre contre une hausse de 0.8 % en octobre. La production d’énergie a reculé de -4.3 % et est donc le facteur essentiel du recul.

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Sur un an, la production a augmenté de 1.1 % dans la zone euro et de 2.1 % dans l’UE.

Cette tendance ne devrait pas s’inverser et le secteur manufacturier devrait continuer de souffrir dans un contexte où le prix du baril reste orienté à la baisse.

Selon une étude de Barclays, les compagnies du secteur énergétique devraient réduire leurs dépenses de 15 % si le prix du baril reste entre 45 et 50 dollars. Si le prix par contre se situe autour des 35 $, la chute des investissements pourrait être de 40 %.

Le Livre Beige de la FED ne fait pas d’autre constat tout en relevant la poursuite de l’amélioration de l’emploi et de la consommation. Et Wall Street a trébuché à nouveau suite au recul du prix du baril, entre autre.

Le recul de -14.4 % contre un recul de -7.9 % attendu des commandes de machines au Japon doit évidemment se comprendre pour les mêmes raisons. Et le Nikkei a aussi trébuché après cet indice et a terminé la séance à -2.68 %.

Taux en recul

Non seulement les devises des pays exportateurs restent sous pression comme le rouble, ou le dollar canadien, mais les taux reculent sous l’effet de la fuite vers la qualité. Mais aussi dans la perspective de voir l’inflation à nouveau reculer.

Le plus symptomatique est certainement l’évolution des taux aux États-Unis (voir graphe), où le rendement du treasury 10 ans est passé de 2.30 % à 2.09 % en quelques jours alors qu’il est toujours question de hausse de taux de la part de la FED.

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