Le pétrole risque de gâcher la fête

Posté le 21 décembre 2015

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Le pétrole risque fort de venir gâcher la fête et devient plus un facteur d’inquiétude que positif.

Le pétrole s’enfonce

Quand on regarde le graphe d’évolution du prix du Brent sur 10 ans, on se rend compte que l’on retrouve les niveaux de 2008-2009. Or le contexte économique était totalement différent. La chute du prix du baril est essentiellement la conséquence d’une forte augmentation de la production et pas une baisse brutale de la demande. Alors que les pays de l’OPEP ont augmenté leur production, la Russie a surpassé de 10 millions de barils par jour sa production pour enrayer sa chute de revenu. Et l’Iran devrait rentrer dans la danse et augmenter graduellement sa production.

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Conséquence : faiblesse de l’inflation

Il suffit d’observer l’évolution de l’indice CRB (indice des matières premières) et l’évolution de l’inflation pour mettre en évidence le lien entre les deux. Cette faiblesse de l’inflation ne devrait pas inciter les banques centrales à modifier leur politique et la période de taux bas devrait donc se prolonger.

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Après la décision de la FED, on aurait pu s’attendre à une poursuite du mouvement de hausse des taux alors que le prochain mouvement est anticipé d’ici mars. C’est en tout cas l’interprétation qui s’impose si l’on se base sur les propres estimations de la FED, qui estime que le taux des Fed funds se situera à 1.375 % d’ici la fin 2016. Pour atteindre cet objectif, il faudrait donc trois hausses de taux sur l’année 2016.

Mais clairement le marché n’anticipe pas une hausse de cette ampleur et depuis la décision de la FED, les rendements obligataires aux États-Unis ont reculé avec un rendement du treasury 2 ans  à 0.96%.

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