L’atterrissage en douceur de la Chine ?

Posté le 8 décembre 2015
Charts of financial instruments including various type of indicator for technical analysis on the monitor of a computer, together with face of Mao Zedong on RMB (Yuan) 100 bill

Charts of financial instruments including various type of indicator for technical analysis on the monitor of a computer, together with face of Mao Zedong on RMB (Yuan) 100 bill

Le prix du baril est tombé à son niveau le plus bas depuis 7 ans après la décision, vendredi, de l’OPEP de ne pas modifier sa production.

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Le recul du pétrole

Ce recul du prix du pétrole est surtout  donc à cause de la décision de l’OPEP de ne pas réduire sa production, mais c’est aussi la conséquence de la faiblesse de la demande de la Chine.

La conséquence de cette forte pression à la baisse a été une chute de -3.7 % de l’indice S&P de l’énergie, qui a entrainé toute la bourse américaine dans sa correction.

La Chine

À propos de la Chine justement, les derniers indicateurs  concernant la balance commerciale montrent que l’économie continue de rester faible. Les exportations ont reculé de -6.8 %, soit un chiffre plus décevant qu’anticipé. A contrario, après une chute de -18.8 % en octobre, les importations ont reculé de -8.7 % en novembre. Ce chiffre donne le sentiment que la demande intérieure se stabilise et que les mesures prises par les autorités commencent à faire ressentir leurs effets.

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Dans le détail, cela veut dire que les importations en provenance d’Australie ont chuté de -13.6 % (ce qui explique les difficultés de l’Australie et la chute de la devise), les importations du Japon ont chuté de -10.3 %, tout comme les exportations vers le Japon de -10.5 %.

Le Japon n’est pas en récession, n’est plus ?

Le chiffre du GDP au troisième trimestre  a été revu en hausse à 1 % contre -0.8 %, ce qui laisse penser que l’économie japonaise n’est pas en récession. Ce chiffre laisse un peu perplexe et est la conséquence d’une révision à la hausse des dépenses d’investissement qui sont passées de -1.3 % à 0.8 %.

Cette révision est aussi la conséquence d’une baisse moindre des stocks et ce chiffre prête à caution vu la forte différence entre la première estimation et la révision.

L’Allemagne toujours sur sa trajectoire

Selon les dernières estimations de  la Bundesbank, la croissance en Allemagne devrait être de 1.7 % en 2015 et de 1.8 % en 2016. Comme le soulignait son président « les moteurs ici sont une situation favorable du marché du travail et une forte croissance du revenu réel disponible des ménages, encore que le commerce extérieur souffre actuellement d’une demande fragile des économies des marchés émergents ».

La hausse modeste de 0.2 % de la production industrielle après un recul de -1.1 %, est la conséquence de cette faible demande des pays émergents et la conséquence aussi du recul de la production d’énergie.

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