Les doutes sur l’économie chinoise

Posté le 2 novembre 2015

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L’économie chinoise ne va pas aussi facilement que prévu sortir de l’ornière dans laquelle elle s’est engagée, malgré les dernières mesures des autorités. L’indice PMI manufacturier non officiel, donc plus fiable, s’est certes légèrement redressé à 48.3 contre 47.2, mais il reste largement en dessous du seuil des 50 qui marque la frontière entre la reprise et le ralentissement. En plus de cela, l’indice PMI des services a aussi fortement reculé comme le montre le graphe. Selon ces indices, le quatrième trimestre en Chine ne devrait pas faire mieux que le troisième et une baisse des taux pourrait encore intervenir avant la fin de l’année.

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L’Asie souffre du ralentissement en Chine

Les marchés asiatiques sont dans le rouge ce matin après la publication de l’indice PMI en Chine. La publication d’un indice PMI manufacturier au Japon à 52.4 contre 51 n’empêche nullement le Nikkei d’afficher un recul de plus de 2 %. Pourtant cet indice éloigne le risque de voir le Japon basculer dans la récession et il donne le sentiment que la demande intérieure compense largement le ralentissement des exportations.

Recul du PIB au Canada

La baisse du prix du baril frappe de plein fouet les pays exportateurs de pétrole, et le Canada ne fait pas exception avec un PIB pour le troisième trimestre qui  est retombé à 0.1 % au mois d’août contre 0.3 % en juin et 0.4 % en juillet. Mais comme le montre le graphe, le début d’année a été marqué par un recul du PIB et la faiblesse observée au mois d’août fait évidemment craindre un nouvel un basculement dans le rouge pour les prochains mois.

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Le dilemme de la BCE

Comme chaque début de mois, sont publiés les indices PMI dans la zone euro. Ce mois-ci, comme les derniers, les indices devraient rester tout à fait stables, preuve de l’excellente résistance de l’économie. Et la publication, vendredi, du chiffre du chômage dans la zone euro a même montré que la situation dans la zone euro s’améliorait. Le taux de chômage a en effet reculé à 10.8 % contre 11 %, soit le taux le plus faible depuis 2012. Mais par contre l’inflation dans la zone euro reste beaucoup trop faible avec un niveau de 0 % contre -0.1 % toujours plombé par le recul du prix de l’énergie. La BCE se trouve toujours confrontée à cette faiblesse de l’inflation, reflet d’une croissance qui manque toujours d’élan.

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