Les yeux rivés sur la FED

Posté le 28 octobre 2015

Une seule préoccupation pour les marchés, la décision de la FED. Cette dernière ne va pas modifier ses taux, mais l’important est de savoir si elle va laisser la porte ouverte à une hausse lors de sa réunion de décembre. Et on ne peut pas dire que les indicateurs économiques aient clarifié la situation, bien au contraire.

Blog Bernard - 4 - 2710

Sur le marché immobilier, deux indicateurs se sont télescopés, avec d’une part une chute de -11.5 % des ventes de maisons neuves, et d’autre part, une hausse de 5.1 % sur un an de l’indice S&P/Case Shiller (voir graphe).

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Cet indice mesure l’évolution du prix moyen d’une maison dans les 20 plus grandes villes américaines. Mais si l’on regarde l’ensemble des indicateurs sur le marché immobilier, ce marché se tient très bien et ne montre aucun signe d’essoufflement, l’indicateur des ventes de maisons neuves étant particulièrement volatile d’un mois à l’autre.

Les chiffres contrastés aux Etats-Unis

Mais un autre indicateur est venu un peu plomber l’ambiance, les commandes de biens d’équipement qui ont reculé de -0.3 % après une forte chute de -1.6 % en août. Ce chiffre reflète le ralentissement dans l’activité manufacturière et en particulier le recul de l’activité dans le secteur énergétique. Et en plus, l’indice de confiance des consommateurs a reculé très sensiblement. Dans ce contexte, les marchés font évidemment preuve d’attentisme et d’indécision avec une baisse de l’ensemble des bourses à l’exception du Nikkei.

L’effet Mario

Mario Draghi a ouvert la porte à un nouveau programme d’assouplissement quantitatif en décembre et les spéculations vont bon train sur le type d’achats que pourrait prendre ce programme. Mais la conséquence immédiate et qui contrecarre toutes les prévisions est que les rendements obligataires dans la zone euro se sont fortement tassés avec un rendement du bund 10 ans à 0.45 % et celui de l’OLO 10 ans à 0.75 %.

Le recul de l’inflation en Australie

Comme la zone euro, l’Australie pourrait encore baisser ses taux vu le recul de l’inflation. L’inflation au troisième trimestre s’est établie à 0.3 % contre 0.5 %, soit un taux annuel de 2.15 % contre 2.2 %, soit le bas de l’objectif de la banque centrale. Une baisse des taux en décembre est donc très probable d’autant plus si les prix des matières premières ne repartent pas à la hausse, ce qui est peu probable.

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