Les banques centrales en stand by

Posté le 22 octobre 2015

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Les banques centrales, dans une belle unanimité, vont adopter, pour ce mois, une posture attentiste. Après la BOC et la banque centrale du Brésil, la BCE devrait faire pareil. Mario Draghi va sans doute souligner la reprise des crédits dans la zone euro et les signes légèrement plus positifs observés dans la zone euro, tout en soulignant la faiblesse de l’inflation et les incertitudes liées au ralentissement dans les pays émergents. Il devrait donc laisser la porte ouverte à de nouvelles mesures de soutien, mais, qui prendront sans doute la forme d’une prolongation du programme de rachat si les conditions le justifient.

La choix difficile de la BOC

La BOC a décidé de laisser ses taux inchangés à 0.50 % en dépit d’une révision à la baisse de ses prévisions de croissance. Ce statu quo a remis le dollar canadien sous pression par rapport au dollar. Confrontée à la baisse des prix des matières premières et à un recul de ses exportations, la banque centrale a revu ses prévisions de croissance pour 2016 à 2 % contre 2.3 % et pour 2017 à 2.5 % contre 2.6 %.

La banque centrale du Brésil, en dépit d’une économie en récession, a décidé de laisser son taux inchangé à 14.25 % et a même souligné qu’elle restait vigilante en cas de nouvelle hausse de l’inflation. Il faut dire que le Brésil connait un taux d’inflation à 10 % alors que l’objectif de la banque centrale pour 2016 est de 4.5 %.

L’Asie souffre

Comme le mettait en évidence le chiffre des exportations japonaises en direction de la Chine, le ralentissement de l’économie chinoise affecte en premier lieu les pays asiatiques. Comme le montre le graphe, les exportations des pays asiatiques souffrent avec entre autres une chute de -8.4 % des exportations en Corée du Sud.

graphe20151022

Conséquence de ce ralentissement des exportations, la croissance ralentit dans cette zone avec une croissance de 0.1 % au troisième pour Singapore, et Taiwan ne devrait pas faire mieux. La Corée du Sud après une croissance de 0.3 % au deuxième trimestre pourrait connaitre un petit rebond avec une croissance de 1 % au troisième trimestre. Selon le FMI, la croissance pour cette région devrait être de 5.5 % cette année, soit le taux le plus faible depuis la crise.

tableaux20151022